Article sur les douleur au vagin

Douleur au vagin : pourquoi j'ai mal et que faire ?

Douleur au vagin : pourquoi j'ai mal et que faire ?

Douleur au vagin : pourquoi j'ai mal et que faire ?

Douleur au vagin : brûlure, démangeaison, douleur pendant les rapports , comprendre les causes et savoir quoi faire. Guide complet par type de douleur.

Douleur au vagin : brûlure, démangeaison, douleur pendant les rapports , comprendre les causes et savoir quoi faire. Guide complet par type de douleur.

Yasmina

Une douleur au vagin peut prendre beaucoup de formes : brûlure, démangeaison, élancement, douleur pendant les rapports, inconfort quotidien.

Ce que ressentent de nombreuses femmes, et que trop peu osent nommer. Ce guide vous aide à identifier l'origine de votre douleur vaginale et à comprendre ce qu'il est possible de faire.

Localiser sa douleur : vulve, vestibule ou vagin ?

La "douleur au vagin" peut en réalité concerner plusieurs zones différentes : la vulve (la partie externe, visible), le vestibule (l'entrée du vagin), ou le vagin lui-même (le canal interne).

L'emplacement exact de la douleur est une information précieuse pour votre médecin. Commencez par noter où, comment et dans quelles circonstances vous avez mal.

Avant d'identifier la cause, encore faut-il savoir où se situe exactement la douleur. Les médecins distinguent plusieurs zones, car elles correspondent souvent à des origines différentes.

  • Douleur à la vulve : brûlure, irritation ou sensation que la peau est à vif au niveau des grandes et petites lèvres ou du clitoris. Peut être permanente ou déclenchée par un contact.

  • Douleur à l'entrée du vagin : douleur localisée au vestibule, la zone d'entrée du vagin. Souvent déclenchée par la pénétration, l'insertion d'un tampon ou l'examen gynécologique.

  • Douleur dans le bas-ventre : ressentie profondément pendant les rapports, pouvant irradier vers le pelvis. Souvent associée à l'endométriose ou à des kystes ovariens.

  • Douleur difficile à localiser : inconfort général dans la région génitale, sans point précis. Accompagne souvent une mycose ou une vaginose bactérienne.

Localiser sa douleur au vagin

Les causes infectieuses : les plus fréquentes

La grande majorité des douleurs vaginales ponctuelles ont une origine infectieuse.

Ce sont les plus faciles à traiter, à condition d'identifier le bon agent en cause, ce qui nécessite souvent un prélèvement vaginal, et pas seulement une estimation visuelle des symptômes.

La mycose vaginale

C'est la cause la plus fréquente de douleur et de brûlure vaginale. Elle est provoquée par la prolifération d'un champignon, le Candida albicans, naturellement présent dans le vagin en petite quantité.

Quand il se multiplie trop, après une antibiothérapie, en période de stress, pendant la grossesse ou lors de variations hormonales, il provoque des démangeaisons intenses, une brûlure et une rougeur de la vulve.

Les pertes sont blanches et épaisses, sans odeur particulière. Trois femmes sur quatre en auront au moins une dans leur vie.

Elle se traite avec des antifongiques locaux disponibles en pharmacie, ou par fluconazole oral sur ordonnance, selon l'intensité des symptômes.

La vaginose bactérienne

Elle résulte d'un déséquilibre de la flore vaginale : les bonnes bactéries protectrices perdent du terrain face à des bactéries moins bienveillantes. Elle se reconnaît surtout à une odeur caractéristique de poisson, accentuée après les rapports sexuels.

Les pertes sont grisâtres ou jaunâtres, fluides et abondantes. Il y a souvent peu ou pas de démangeaisons, et dans certains cas, aucun symptôme du tout. Ce n'est pas une IST, mais elle récidive fréquemment.

Le traitement est antibiotique, sur ordonnance uniquement.

La trichomonase

C'est une IST causée par un parasite microscopique, Trichomonas vaginalis. Elle provoque une irritation vaginale intense, des brûlures lors des urines et des pertes jaunes-vertes mousseuses à l'odeur désagréable.

Ce qui la distingue des autres infections : les deux partenaires doivent être traités simultanément, même si l'un d'eux n'a aucun symptôme. Sans ça, la réinfection est inévitable.

La bartholinite

Les glandes de Bartholin sont deux petites glandes situées de part et d'autre de l'entrée du vagin. Leur rôle est d'assurer la lubrification lors de l'excitation sexuelle.

Quand leur canal se bouche, un kyste se forme, souvent indolore tant qu'il ne s'infecte pas.

Quand il s'infecte, c'est la bartholinite. Une douleur lancinante et pulsatile s'installe à l'entrée du vagin, généralement d'un seul côté.

La zone gonfle, devient chaude et sensible. Certaines femmes ont du mal à marcher ou à s'asseoir.

Si l'infection évolue vers un abcès, une prise en charge chirurgicale est nécessaire.

En attendant la consultation, des bains de siège chauds plusieurs fois par jour peuvent aider à soulager l'inconfort.

Localiser sa douleur : vulve, vestibule ou vagin ?

Avant d'identifier la cause, encore faut-il savoir où se situe exactement la douleur.

Les médecins distinguent plusieurs zones, car elles correspondent souvent à des origines bien différentes.

Prendre le temps de noter où, comment et dans quelles circonstances vous avez mal est une information précieuse pour votre médecin, qui permet souvent d'orienter le diagnostic avant même l'examen.

  • Vulvodynie : douleur au niveau de la vulve (grandes et petites lèvres, clitoris). Souvent décrite comme une brûlure ou la sensation que la peau est à vif. Elle peut être permanente ou n'apparaître qu'au contact.

  • Vestibulodynie : douleur localisée à l'entrée du vagin, c'est la forme la plus fréquente de vulvodynie. Presque toujours déclenchée par un contact : rapport sexuel, insertion d'un tampon, examen gynécologique.

  • Douleur profonde : ressentie dans le bas-ventre pendant ou après les rapports. Elle ne vient pas de la muqueuse vaginale mais de structures plus profondes — utérus, ovaires, ligaments pelviens. Elle oriente vers des causes comme l'endométriose ou les kystes ovariens.

  • Inconfort diffus : malaise général dans toute la région génitale, sans point précis. Accompagne souvent les infections courantes comme la mycose ou la vaginose bactérienne.

Les causes hormonales : quand les œstrogènes manquent

Les œstrogènes jouent un rôle essentiel dans la santé vaginale : ils maintiennent la muqueuse hydratée, souple et résistante.

Quand leur taux baisse, la douleur et l'inconfort peuvent s'installer de manière progressive.

La sécheresse vaginale liée à la ménopause

C'est la cause la plus répandue chez les femmes de plus de 50 ans. Sans œstrogènes, les parois vaginales s'amincissent et se dessèchent.

Résultat : brûlures, démangeaisons, inconfort au quotidien, et souvent des douleurs pendant les rapports sexuels.

Cette situation, qu'on appelle vaginite atrophique, touche plus d'une femme sur deux après la ménopause, mais reste sous-diagnostiquée et sous-traitée faute d'en parler.

La sécheresse vaginale liée à la ménopause

Le post-partum et l'allaitement

Après l'accouchement, et surtout pendant l'allaitement, le taux d'œstrogènes chute également.

La sécheresse vaginale et les douleurs pendant les rapports sont fréquentes dans cette période, et tout à fait normales.

Elles ne signifient pas que quelque chose ne va pas, mais méritent une attention et des solutions adaptées.

La pilule contraceptive

Certaines pilules microprogestatives ou combinées peuvent modifier la lubrification vaginale chez certaines femmes, en réduisant le taux d'œstrogènes disponibles.

Si vous avez constaté une sécheresse vaginale ou des douleurs pendant les rapports depuis le début d'une nouvelle pilule, parlez-en à votre gynécologue : un changement de contraceptif résout souvent le problème.

La sécheresse vaginale d'origine hormonale se traite très bien : lubrifiants (pour les rapports), hydratants vaginaux à utiliser régulièrement, ou œstrogènes locaux prescrits par votre médecin pour les formes plus importantes.

La douleur pendant les rapports sexuels

Avoir mal pendant les rapports sexuels n'est pas normal, et vous n'avez pas à l'accepter.

Cette douleur, qu'on appelle dyspareunie, touche environ 7,5 % des femmes sexuellement actives. Elle se présente sous deux formes très différentes.

Type

Où se situe la douleur

Causes fréquentes

Superficielle

À l'entrée du vagin, dès le début de la pénétration

Vaginisme, sécheresse vaginale, mycose récidivante, vestibulodynie, cicatrice d'épisiotomie

Profonde

Dans le bas-ventre, en fin de pénétration ou après

Endométriose (cause principale), kystes ovariens, fibromes utérins, maladie inflammatoire pelvienne

Le vaginisme

Le vaginisme est une contraction involontaire et réflexe des muscles du périnée qui rend toute pénétration douloureuse, voire impossible. Ce n'est pas une question de volonté : le corps se contracte automatiquement.

Il peut être primaire (toujours existé) ou secondaire (apparu après un événement traumatisant, douloureux, ou une longue période sans rapports).

Il se traite très efficacement avec de la kinésithérapie pelvienne, parfois associée à un accompagnement psychologique.

L'endométriose

Si vous avez des douleurs profondes pendant les rapports, surtout si elles s'accompagnent de règles douloureuses, de douleurs pelviennes chroniques ou de difficultés à concevoir, l'endométriose doit être évoquée.

C'est le signe cardinal de cette maladie, qui reste souvent diagnostiquée avec plusieurs années de retard.

Il faut en parler explicitement à votre gynécologue, même si vous avez déjà fait des examens sans résultat.

Tip :

Les douleurs pendant les rapports sexuels ne font pas partie d'une sexualité normale. Elles ne sont pas inévitables. Si vous avez mal, si vous appréhendez les rapports, si vous les évitez, consultez. Des solutions existent pour chaque cause.

Quand consulter un médecin ?

La douleur vaginale a ceci de particulier qu'elle est souvent minimisée, par les femmes elles-mêmes, parfois aussi par les médecins.

Ce guide vous a donné des clés pour comprendre ce que vous ressentez. Mais comprendre ne remplace pas un diagnostic.

Consultez dans les 24 à 48 heures si la douleur s'accompagne de fièvre, si vous ressentez une douleur pelvienne intense et soudaine, si vous êtes enceinte, ou si vous sentez une grosseur douloureuse et chaude à l'entrée du vagin. Ces signes demandent un examen clinique rapide.

Prenez rendez-vous dans les prochains jours si c'est votre premier épisode, traiter à l'aveugle peut aggraver la situation, surtout une vaginose bactérienne prise par erreur pour une mycose.

Faites de même si vous avez mal pendant les rapports de façon récurrente, si la douleur dure depuis plus de deux semaines, ou si vous avez eu plus de quatre infections dans l'année.

Ces symptômes méritent une réponse médicale sérieuse. Ce ne sont pas des plaintes excessives.

Questions fréquentes sur les douleur au vagin

Pourquoi j'ai mal au vagin sans raison apparente ?

Une douleur vaginale sans cause évidente peut être liée à une vulvodynie, une vestibulodynie, ou une infection asymptomatique comme la vaginose bactérienne.

Elle peut aussi être d'origine hormonale (sécheresse vaginale) ou musculaire (tension du plancher pelvien). Une consultation gynécologique permet d'identifier la cause exacte.

Est-ce normal d'avoir mal au vagin pendant les règles ?

Des crampes légères sont normales. En revanche, des douleurs pelviennes ou vaginales intenses, qui s'aggravent d'un cycle à l'autre, peuvent signaler une endométriose ou une autre pathologie gynécologique.

Cela mérite d'en parler à votre médecin, même si on vous a dit que "c'est normal d'avoir mal".

Pourquoi j'ai une brûlure au vagin ?

Une brûlure vaginale ou vulvaire peut venir d'une mycose, d'une sécheresse vaginale (ménopause, allaitement, pilule), d'une vulvodynie, d'une allergie à un produit d'hygiène, ou d'un herpès génital.

Seul un examen gynécologique permet d'identifier la cause précise et d'adapter le traitement.

Que faire si j'ai mal au vagin pendant les rapports ?

Cette douleur ne doit pas être normalisée ni supportée. Elle peut être superficielle (entrée du vagin) ou profonde (bas-ventre), et ses causes sont très variées : sécheresse vaginale, vaginisme, endométriose, infection.

La prise en charge dépend de la cause, et des solutions efficaces existent pour chacune. Consultez votre gynécologue pour un bilan.

La douleur vaginale peut-elle être liée au stress ?

Oui, indirectement. Le stress peut favoriser les mycoses en affaiblissant les défenses immunitaires, ou déclencher une tension du plancher pelvien qui aggrave les douleurs chroniques comme le vaginisme ou la vulvodynie.

Les douleurs pelviennes chroniques ont souvent une composante mixte, physique et émotionnelle, ce qui explique pourquoi une prise en charge multidisciplinaire est souvent plus efficace.

Une douleur au vagin peut prendre beaucoup de formes : brûlure, démangeaison, élancement, douleur pendant les rapports, inconfort quotidien.

Ce que ressentent de nombreuses femmes, et que trop peu osent nommer. Ce guide vous aide à identifier l'origine de votre douleur vaginale et à comprendre ce qu'il est possible de faire.

Localiser sa douleur : vulve, vestibule ou vagin ?

La "douleur au vagin" peut en réalité concerner plusieurs zones différentes : la vulve (la partie externe, visible), le vestibule (l'entrée du vagin), ou le vagin lui-même (le canal interne).

L'emplacement exact de la douleur est une information précieuse pour votre médecin. Commencez par noter où, comment et dans quelles circonstances vous avez mal.

Avant d'identifier la cause, encore faut-il savoir où se situe exactement la douleur. Les médecins distinguent plusieurs zones, car elles correspondent souvent à des origines différentes.

  • Douleur à la vulve : brûlure, irritation ou sensation que la peau est à vif au niveau des grandes et petites lèvres ou du clitoris. Peut être permanente ou déclenchée par un contact.

  • Douleur à l'entrée du vagin : douleur localisée au vestibule, la zone d'entrée du vagin. Souvent déclenchée par la pénétration, l'insertion d'un tampon ou l'examen gynécologique.

  • Douleur dans le bas-ventre : ressentie profondément pendant les rapports, pouvant irradier vers le pelvis. Souvent associée à l'endométriose ou à des kystes ovariens.

  • Douleur difficile à localiser : inconfort général dans la région génitale, sans point précis. Accompagne souvent une mycose ou une vaginose bactérienne.

Localiser sa douleur au vagin

Les causes infectieuses : les plus fréquentes

La grande majorité des douleurs vaginales ponctuelles ont une origine infectieuse.

Ce sont les plus faciles à traiter, à condition d'identifier le bon agent en cause, ce qui nécessite souvent un prélèvement vaginal, et pas seulement une estimation visuelle des symptômes.

La mycose vaginale

C'est la cause la plus fréquente de douleur et de brûlure vaginale. Elle est provoquée par la prolifération d'un champignon, le Candida albicans, naturellement présent dans le vagin en petite quantité.

Quand il se multiplie trop, après une antibiothérapie, en période de stress, pendant la grossesse ou lors de variations hormonales, il provoque des démangeaisons intenses, une brûlure et une rougeur de la vulve.

Les pertes sont blanches et épaisses, sans odeur particulière. Trois femmes sur quatre en auront au moins une dans leur vie.

Elle se traite avec des antifongiques locaux disponibles en pharmacie, ou par fluconazole oral sur ordonnance, selon l'intensité des symptômes.

La vaginose bactérienne

Elle résulte d'un déséquilibre de la flore vaginale : les bonnes bactéries protectrices perdent du terrain face à des bactéries moins bienveillantes. Elle se reconnaît surtout à une odeur caractéristique de poisson, accentuée après les rapports sexuels.

Les pertes sont grisâtres ou jaunâtres, fluides et abondantes. Il y a souvent peu ou pas de démangeaisons, et dans certains cas, aucun symptôme du tout. Ce n'est pas une IST, mais elle récidive fréquemment.

Le traitement est antibiotique, sur ordonnance uniquement.

La trichomonase

C'est une IST causée par un parasite microscopique, Trichomonas vaginalis. Elle provoque une irritation vaginale intense, des brûlures lors des urines et des pertes jaunes-vertes mousseuses à l'odeur désagréable.

Ce qui la distingue des autres infections : les deux partenaires doivent être traités simultanément, même si l'un d'eux n'a aucun symptôme. Sans ça, la réinfection est inévitable.

La bartholinite

Les glandes de Bartholin sont deux petites glandes situées de part et d'autre de l'entrée du vagin. Leur rôle est d'assurer la lubrification lors de l'excitation sexuelle.

Quand leur canal se bouche, un kyste se forme, souvent indolore tant qu'il ne s'infecte pas.

Quand il s'infecte, c'est la bartholinite. Une douleur lancinante et pulsatile s'installe à l'entrée du vagin, généralement d'un seul côté.

La zone gonfle, devient chaude et sensible. Certaines femmes ont du mal à marcher ou à s'asseoir.

Si l'infection évolue vers un abcès, une prise en charge chirurgicale est nécessaire.

En attendant la consultation, des bains de siège chauds plusieurs fois par jour peuvent aider à soulager l'inconfort.

Localiser sa douleur : vulve, vestibule ou vagin ?

Avant d'identifier la cause, encore faut-il savoir où se situe exactement la douleur.

Les médecins distinguent plusieurs zones, car elles correspondent souvent à des origines bien différentes.

Prendre le temps de noter où, comment et dans quelles circonstances vous avez mal est une information précieuse pour votre médecin, qui permet souvent d'orienter le diagnostic avant même l'examen.

  • Vulvodynie : douleur au niveau de la vulve (grandes et petites lèvres, clitoris). Souvent décrite comme une brûlure ou la sensation que la peau est à vif. Elle peut être permanente ou n'apparaître qu'au contact.

  • Vestibulodynie : douleur localisée à l'entrée du vagin, c'est la forme la plus fréquente de vulvodynie. Presque toujours déclenchée par un contact : rapport sexuel, insertion d'un tampon, examen gynécologique.

  • Douleur profonde : ressentie dans le bas-ventre pendant ou après les rapports. Elle ne vient pas de la muqueuse vaginale mais de structures plus profondes — utérus, ovaires, ligaments pelviens. Elle oriente vers des causes comme l'endométriose ou les kystes ovariens.

  • Inconfort diffus : malaise général dans toute la région génitale, sans point précis. Accompagne souvent les infections courantes comme la mycose ou la vaginose bactérienne.

Les causes hormonales : quand les œstrogènes manquent

Les œstrogènes jouent un rôle essentiel dans la santé vaginale : ils maintiennent la muqueuse hydratée, souple et résistante.

Quand leur taux baisse, la douleur et l'inconfort peuvent s'installer de manière progressive.

La sécheresse vaginale liée à la ménopause

C'est la cause la plus répandue chez les femmes de plus de 50 ans. Sans œstrogènes, les parois vaginales s'amincissent et se dessèchent.

Résultat : brûlures, démangeaisons, inconfort au quotidien, et souvent des douleurs pendant les rapports sexuels.

Cette situation, qu'on appelle vaginite atrophique, touche plus d'une femme sur deux après la ménopause, mais reste sous-diagnostiquée et sous-traitée faute d'en parler.

La sécheresse vaginale liée à la ménopause

Le post-partum et l'allaitement

Après l'accouchement, et surtout pendant l'allaitement, le taux d'œstrogènes chute également.

La sécheresse vaginale et les douleurs pendant les rapports sont fréquentes dans cette période, et tout à fait normales.

Elles ne signifient pas que quelque chose ne va pas, mais méritent une attention et des solutions adaptées.

La pilule contraceptive

Certaines pilules microprogestatives ou combinées peuvent modifier la lubrification vaginale chez certaines femmes, en réduisant le taux d'œstrogènes disponibles.

Si vous avez constaté une sécheresse vaginale ou des douleurs pendant les rapports depuis le début d'une nouvelle pilule, parlez-en à votre gynécologue : un changement de contraceptif résout souvent le problème.

La sécheresse vaginale d'origine hormonale se traite très bien : lubrifiants (pour les rapports), hydratants vaginaux à utiliser régulièrement, ou œstrogènes locaux prescrits par votre médecin pour les formes plus importantes.

La douleur pendant les rapports sexuels

Avoir mal pendant les rapports sexuels n'est pas normal, et vous n'avez pas à l'accepter.

Cette douleur, qu'on appelle dyspareunie, touche environ 7,5 % des femmes sexuellement actives. Elle se présente sous deux formes très différentes.

Type

Où se situe la douleur

Causes fréquentes

Superficielle

À l'entrée du vagin, dès le début de la pénétration

Vaginisme, sécheresse vaginale, mycose récidivante, vestibulodynie, cicatrice d'épisiotomie

Profonde

Dans le bas-ventre, en fin de pénétration ou après

Endométriose (cause principale), kystes ovariens, fibromes utérins, maladie inflammatoire pelvienne

Le vaginisme

Le vaginisme est une contraction involontaire et réflexe des muscles du périnée qui rend toute pénétration douloureuse, voire impossible. Ce n'est pas une question de volonté : le corps se contracte automatiquement.

Il peut être primaire (toujours existé) ou secondaire (apparu après un événement traumatisant, douloureux, ou une longue période sans rapports).

Il se traite très efficacement avec de la kinésithérapie pelvienne, parfois associée à un accompagnement psychologique.

L'endométriose

Si vous avez des douleurs profondes pendant les rapports, surtout si elles s'accompagnent de règles douloureuses, de douleurs pelviennes chroniques ou de difficultés à concevoir, l'endométriose doit être évoquée.

C'est le signe cardinal de cette maladie, qui reste souvent diagnostiquée avec plusieurs années de retard.

Il faut en parler explicitement à votre gynécologue, même si vous avez déjà fait des examens sans résultat.

Tip :

Les douleurs pendant les rapports sexuels ne font pas partie d'une sexualité normale. Elles ne sont pas inévitables. Si vous avez mal, si vous appréhendez les rapports, si vous les évitez, consultez. Des solutions existent pour chaque cause.

Quand consulter un médecin ?

La douleur vaginale a ceci de particulier qu'elle est souvent minimisée, par les femmes elles-mêmes, parfois aussi par les médecins.

Ce guide vous a donné des clés pour comprendre ce que vous ressentez. Mais comprendre ne remplace pas un diagnostic.

Consultez dans les 24 à 48 heures si la douleur s'accompagne de fièvre, si vous ressentez une douleur pelvienne intense et soudaine, si vous êtes enceinte, ou si vous sentez une grosseur douloureuse et chaude à l'entrée du vagin. Ces signes demandent un examen clinique rapide.

Prenez rendez-vous dans les prochains jours si c'est votre premier épisode, traiter à l'aveugle peut aggraver la situation, surtout une vaginose bactérienne prise par erreur pour une mycose.

Faites de même si vous avez mal pendant les rapports de façon récurrente, si la douleur dure depuis plus de deux semaines, ou si vous avez eu plus de quatre infections dans l'année.

Ces symptômes méritent une réponse médicale sérieuse. Ce ne sont pas des plaintes excessives.

Questions fréquentes sur les douleur au vagin

Pourquoi j'ai mal au vagin sans raison apparente ?

Une douleur vaginale sans cause évidente peut être liée à une vulvodynie, une vestibulodynie, ou une infection asymptomatique comme la vaginose bactérienne.

Elle peut aussi être d'origine hormonale (sécheresse vaginale) ou musculaire (tension du plancher pelvien). Une consultation gynécologique permet d'identifier la cause exacte.

Est-ce normal d'avoir mal au vagin pendant les règles ?

Des crampes légères sont normales. En revanche, des douleurs pelviennes ou vaginales intenses, qui s'aggravent d'un cycle à l'autre, peuvent signaler une endométriose ou une autre pathologie gynécologique.

Cela mérite d'en parler à votre médecin, même si on vous a dit que "c'est normal d'avoir mal".

Pourquoi j'ai une brûlure au vagin ?

Une brûlure vaginale ou vulvaire peut venir d'une mycose, d'une sécheresse vaginale (ménopause, allaitement, pilule), d'une vulvodynie, d'une allergie à un produit d'hygiène, ou d'un herpès génital.

Seul un examen gynécologique permet d'identifier la cause précise et d'adapter le traitement.

Que faire si j'ai mal au vagin pendant les rapports ?

Cette douleur ne doit pas être normalisée ni supportée. Elle peut être superficielle (entrée du vagin) ou profonde (bas-ventre), et ses causes sont très variées : sécheresse vaginale, vaginisme, endométriose, infection.

La prise en charge dépend de la cause, et des solutions efficaces existent pour chacune. Consultez votre gynécologue pour un bilan.

La douleur vaginale peut-elle être liée au stress ?

Oui, indirectement. Le stress peut favoriser les mycoses en affaiblissant les défenses immunitaires, ou déclencher une tension du plancher pelvien qui aggrave les douleurs chroniques comme le vaginisme ou la vulvodynie.

Les douleurs pelviennes chroniques ont souvent une composante mixte, physique et émotionnelle, ce qui explique pourquoi une prise en charge multidisciplinaire est souvent plus efficace.